Equal Pay Day - 31 mars 2017

La date du 31 mars correspond, ramené au nombre de jours, à ce que les femmes doivent travailler en plus en France pour avoir le même salaire annuel moyen que celui des hommes. Le phénomène des inégalités salariales permettent de rappeler plus largement les inégalités professionnelles liées aux stéréotypes de genre et représentations de métiers.

« L’égalité pour tous en STEM (Sciences Technologies Engineering, Mathematics) est un droit humain fondamental et doit être considéré comme essentiel pour atteindre l’excellence scientifique et technologique et optimiser un développement durable. La science ne peut continuer de se priver du potentiel que représente une meilleure mobilisation des ressources humaines, des compétences et des idées de plus de la moitié de la population mondiale ». Projet SAGA UNESCO.

Bien que l’on observe des signes encourageants de progrès, les femmes demeurent toujours sous-représentées en science alors qu’elles comptent pour environ 30% des chercheuses à travers le monde et où très peu d’entre elles occupent des positions de prise de décisions selon les données de l’Institut de statistique de l’UNESCO. A peine 10% des femmes sont des présidentes de sociétés scientifiques.

Les rôles modèles sont essentiels pour libérer les femmes et les hommes. Qui se souvient de Lise Maitner physicienne, d’Inge Lehmann sismologue et de Stéphanie Kwolek chimiste ? Quelle jeune fille en âge scolaire souhaite suivre les traces de Karine Bocchialini professeur à l’Institut d’Astrophysique Spatiale, de Sylvia Wirth chargée de recherche au centre de Neuroscience, de Yvonne Choquet-Bruhat mathématicienne et grand-croix de la légion d’honneur.

C’est notamment aux côtés d’associations telles que «  Femmes & mathématiques », « Femmes & Physique », « Femmes & Sciences » et « Femmes Ingénieurs », associations reconnues pour leur expertise dans le domaine de l’orientation des jeunes vers les métiers des sciences et de la technologie et dans le domaine de la promotion des femmes scientifiques, techniciennes et ingénieures, que BPW France mènera l’EQUAL PAY DAY. L’occasion de valoriser les 17 propositions pragmatiques et simples à mettre en oeuvre, destinées à interpeller les candidat·e·s à l’élection présidentielle française de 2017 ».

Les Actions en France

 

30 mars 2017

BPW Chartres

Débat « Femmes et science » avec la cheffe du Département Génie électrique et      informatique industrielle de l’IUT de Chartres et une biologiste spécialisée en cosmétique et parfumerie

17h30 – Amphithéâtre de l’IUT de Chartres, Chartres

BPW Île de France

Table ronde avec des trois ingénieures, une biologiste, une docteure en pharmacie           spécialisée en oncologie, ainsi qu’une participante à l’expédition féminine de 2016 en         Antarctique, avec un intermède de musique classique

En présence de Stéphanie Seydoux, cheffe du service des Droits des femmes et de l’égalité au ministère des Familles, de l’enfance et des droits des femmes

18h30 – Tour Allianz, Paris La Défense

BPW Lyon

Table ronde avec une directrice de recherche CNRS, une doctorante en psychologie            sociale, une chargée de développement des programmes liés au genre (Institut Gaston           Berger/INSA Lyon), l’association Femmes Ingénieurs et la fondatrice de JUMP

18h30 – Espace Jean Couty, Mairie du 9e, Lyon

BPW Perpignan

Conférence avec deux chercheuses en biologie moléculaire et cofondatrices de Microbia Environnement (trophée « Hydrogaïa coup de cœur » 2016, Prix « Alfred Sauvy » 2016)

18h – Université de Perpignan Via Domitia, Perpignan

BPW Toulouse

Relai d’un texte signé par des femmes scientifiques sur internet

31 mars 2017

BPW Lille

Conférence « Femmes et métiers du numérique : une équation impossible ? », suivie        d’une table ronde avec une chercheuse en sciences de l’information et de la   communication, une chercheuse en chimie et lauréate de la Bourse de la Fondation            L’Oréal « Pour les femmes et la science », une directrice de recherche du CNRS, et    une professeure de neurologie

16h30 – Cité des Echanges, Marq-en-Baroeul

BPW Paris

Table ronde avec les présidentes des associations Femmes et Sciences, Femmes            Ingénieures, et Femmes et Mathématiques, et la directrice générale de la Fédération       nationale des Caisses d’Épargne

19h – Mairie du 9e arrondissement, Paris

4 avril 2017

BPW Amiens

Visite de SimUSanté®, centre de simulation et de pédagogie active d’Europe dédié à la          formation des personnels médicaux, et créé par la Professeure Christine Ammirati

18h – CHU Amiens Picardie

Précédentes éditions :

2016 : Parcequ'on ne peut pas tout faire avec une paire de lunette...

CAUSE 1 : LA NON-MIXITE DES METIERS

Comme CENDRILLON, (femme de ménage ou rien), on restreint parfois trop les choix des femmes en terme de métier, et les stéréotypes sont ici les premiers coupables. Les postes de service précaires, par exemple, sont souvent très féminins et il est important de revaloriser ces filières.
Les métiers dits « d’homme » paient mieux que les métiers dits «de femme », or seuls 17% des métiers en France sont jugés mixtes (avec entre 40 et 60% des deux genres), et les métiers féminins sont sous-valorisés.
Un gardien de zoo est souvent mieux payé qu’une gardienne d’enfant.

C'est aussi parce que les attributs valorisés sont liés à des tâches plus traditionnellement masculines. On va valoriser la pénibilité physique d'un travail de BTP, mais pas la pénibilité psychologique des personnels soignants souvent féminins. On valorise la responsabilité verticale hiérarchique ( les chefs sont souvent des hommes) , pas la responsabilité horizontale comme celle d'une infirmière chargée de 20 lits...

Le Défenseur des droits publie « Guide pour une évaluation non-discriminante des emplois à prédominance féminine ».
à télécharger sur defenseurdesdroits.fr

CAUSE 2: LE TEMPS PARTIEL, PARFOIS SUBI.

Comme Aurora dans la BELLE AU BOIS DORMANT, les femmes sont parfois obligées de prendre un Time-out. De s'arrêter de travailler, ou de passer à temps partiel, pour raisons familiales.8 travailleurs à temps partiel sur 10 sont des femmes (INSEE) , mais beaucoup souhaiteraient, si elles le pouvaient travailler plus.

L'activité des femmes chute en effet fortement en France avec l'arrivée du 3e enfant. Avec les allocations et le quotient familial, et une bonne dose d'habitude, on fini vite par se convaincre que "c'est mieux de rester à la maison". Pour peu que Monsieur soit en phase de promotion dans sa carrière (le troisième enfant arrivant souvent maintenant vers les 35-38 ans...), le choix est souvent fait de laisser la carrière de Madame de côté.
Quand l'heure vient de prendre soin de parents âgés, c'est aussi souvent la fille aînée qui est "plus naturellement" regardée. Ces choix sont certes souvent faits par les femmes elles-même, mais ils naissent de contraintes qui sont des contraintes de famille, auquel le couple devrait pouvoir faire face à deux. Mais qui connait un homme qui, après 10 ans de carrière passe au 3/5 ou prend un break ? Impensable.

ZOOM CAUSE 3 : LE PLAFOND DE VERRE

Comme BLANCHE NEIGE, les femmes qui deviennent directrices se retrouvent vites entourées essentiellement d'hommes, plutôt grisonnants...

Hommes et femmes ont souvent des niveaux de postes différents : il y a plus d’hommes hauts gradés, c'est un fait.
C’est parce que les femmes n’ont pas facilement accès aux postes de direction : c’est le fameux plafond de verre, fait de stéréotypes et réticences plus ou moins inconscientes, il reste une réalité en France où les femmes ne font qu'entre 7% et 10 % des comités de direction (observatoire SKEMA 2015) alors qu'elles font 30% des cadres.

Pour faire face à un monde changeant, les recettes et réflexes d'hier ne valent plus. Et les femmes apportent une diversité de mode de fonctionnement qui permet de trouver de nouvelles solutions.
Pour tout le bien que font les femmes en haut de l'échelle, voir l'excellente étude de McKinsey Women Matter , ou de Crédit Suisse, Crédit Suisse 3000.

ZOOM CAUSE 4 : LE BIAIS INCONSCIENT EN FAVEUR DES HOMMES
Comme MULAN, les femmes ont beau avoir les mêmes qualités, capacités, parcours, elles restent sous-valorisées.

Il reste des biais inconscients en faveur des hommes : à même poste, même secteur, même diplôme et même ancienneté, il reste 9% d’écart injustifié. C’est plus qu’un mois entier de salaire.

Cet écart injustifié monte à 19% chez les cadres, où les bonus «discrétionnaires» permettent des différences de traitement sans justification objective

2015 : Les performeuses