Retour sur la table ronde "Enjeux de mobilité internationale" 22 mai 2017


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Le jeudi 18 mai avait lieu une table ronde organisée par BPW France, en partenariat avec le Club IAElles de l’IAE de Paris Alumni, sur le thème : « Enjeux de mobilité internationale ».

 

Les trois intervenant-e-s ont pu apporter leurs témoignages et partager leurs expériences avec un public très curieux et avide de conseils.

 

Ont d’abord été abordées les raisons de la mobilité, qui se sont révélées variées : volonté d’élargir sa palette de compétences, ouverture à d’autres cultures et d’autres modes de vie, refus de l’ennui et de la monotonie, envie de se poser un challenge ou vision idéaliste de sa mission.

 

Chacun-e a souligné la nécessité de préparer son départ. Il faut penser aux soins de santé, aux assurances, à la nécessité d’obtenir le permis de conduire local, aux cotisations pour sa retraite, à la potentielle absence d’allocations chômage, aux frais de scolarité pour les enfants... Il est nécessaire également de bien comprendre ce que les différents statuts offrent, que l’on soit travailleur-se détaché-e, avec un contrat local, en mission temporaire pour une organisation internationale ou une ONG, voire même entrepreneur-se.

 

Les intervenant-e-s ont partagé certaines de leurs difficultés comme le risque de vivre dans une bulle dans les missions de consultance internationale en Afrique, les difficultés à apprendre une nouvelle langue et des nouvelles règles de politesse, ou les problèmes d’emprunt avec les banques locales. Toutes et tous ont souligné que la mobilité internationale était à réfléchir selon sa situation personnelle. Une personne célibataire et sans enfant subira évidemment moins de contraintes qu’une personne en couple et avec des enfants. A réfléchir aussi la situation professionnelle du conjoint-e, ainsi que le potentiel sentiment de déracinement des enfants. Deux intervenant-e-s ont, quant à eux, remarqué avoir transmis ce « virus » de la mobilité à leurs propres enfants qui mènent aujourd’hui des carrières à l’international.

 

Quid du retour ? Tandis qu’une intervenante refusait d’envisager un retour dans son pays natal, les deux autres se sont accordé-e-s pour dire que leur retour n’était pas définitif, et qu’il ne fallait jamais dire jamais...

 

Un grand merci aux organisatrices, Géraldine Crevat de BPW France et Colette Viala de IAE Paris Alumni.